La prostitution

La prostitution:

Pratique honteuse depuis qu’elle a perdu sa sacralité mais qui a toujours connu le concept d’utilité et de bien public, dans le souci de garantir l’ordre social.
L’Eglise a quasiment de tous temps officiellement interdit la prostitution.
Il serait illogique pour l’Eglise et contraire à son dogme de tolérer ouvertement cette pratique, ce qui reviendrait à l’encourager et à s’en faire complice.
Villipender, maudire, menacer de l’enfer et des tourments ceux et celles qui la pratiquent restent, au-delà des tergiversations, sa seule possibilité.
L’Eglise avec ses positions, écrits, conseils et menaces, au cours des siècles passés… ses nombreux interdits… ont-ils généré la peur de nos aïeux, la fureur des uns ou au contraire la tolérance des autres ?

Saint Louis

Si Saint Louis aura fait en sorte  d’interdire l’accompagnement des hordes de Croisés par des filles de joie lors de la septième croisade, en interdisant leur présence lors de l’embarquement à Aigues-Mortes, il aura la déconvenue d’apprendre que ses ordres n’ont pas été respectés durant son emprisonnement.
En effet, certains combattants de Terre sainte, n’hésitent pas à importer des navires de prostituées.
Saint Louis meurt loin de son royaume mais son empreinte devient indélébile pour les 3 siècles à venir.
Il aura, entre autres, imposé la reconnaissance des filles par des détails costumiers.

 

 

Cette décision générera des rigueurs et obligations vestimentaires réservées à aux filles de joie à toutes les époques.
Les successeurs au trône de France, de 1270 à 1560, ne modifient guère ces lois…
Mi-chemin entre tolérance et rejet, la France évolue entre conscience de l’utilité et condamnation morale de la chose… Autoriser en surveillant…

 

 Charles V

en 1367 et 1379, le prévôt de Paris renouvelle l’édit de 1256 de Saint Louis.

Les femmes prostituées, tenant bordel en la ville de Paris doivent tenir leurs bordels aux lieux publics prévus (sous risque d’emprisonnement au Châtelet et expulsion de la cité).
Cette loi agrandit l’espace autorisé, incluant de nouvelles rues aux noms évocateurs
> Trace-Putain (rue de Beaubourg)
> Gratte-ciel ou Tire-Boudin (rue Marie Stuart !)

Charles VII

C’est mesures de parcage et surveillance des ribaud est sont confortées en 1386 et 1395 sous Charles Vista et 1446 sous Charles VII par la réédition de la loi de Saint Louis.
Cette réédition voit également le renforcement de nouveaux interdits vestimentaires.
Les nouveaux textes promettent de plus grands châtiments à celles qui exercent hors des zones.
En raison de l’expansion de cette pratique, on accordé des rues supplémentaires.
Les ordonnances répressives restent néanmoins peu suivies d’effet.
Ces différentes hésitations ouvrent finalement la porte à l’usage de la pratique et à sa réglementation.
Qui dit réglementation dit quasi reconnaissance même si c’est certes en faisant la grimace.

Le Lit Médiéval

le lit médiéval est composé de plusieurs couches:

Le bois de lit est appelé Châlit.

Il correspond à notre « cadre de lit ». Confectionné en bois d’hêtre ou de chêne, son sommier peut être réalisé par un fond de planche (châlit bordé) ou par un fond de cordes ou de nattes entrecroisées (châlit cordé).

Au dessus est posé une paillasse

qui n’est autre qu’un sac rempli de paille ou bien de feuilles sèches.

Sur cette première couche se pose le materas.

En effet, le mot matelas que nous connaissons aujourd’hui, est d’origine arabe. Il est apparut au XIIIe siècle et découle de matrah signifiant « chose jetée à terre »
Le materas est lui garni entièrement de laine ou plus simplement de coton.

Le sur-matelas composé de plumes et plumettes.

Et à mon avis le petit nom qu’on lui donnait à l’époque devrait vous rappeler quelque chose que vous avez également dans vos chambres :  couste, coute,coite … couette » !

On recouvrait le tout d’une toile de lin dit plus couramment linceul.

De nos jours ce terme est plutôt morbide mais dans la mesure ou pendant des siècles on est mort dans son lit, l’histoire du mot est pas difficile à retracer.

Polochon et oreillers existaient également sous la forme de « chevet » épousant la nuque. En revanche le terme « oreiller » semblait plutôt faire référence à des petits sachets de senteur cousus sur la courtepointe pour décorer et surtout conserver une douce odeur de fraîcheur.

Comme vous le voyez, on était habitué à dormir dans un confort moelleux mais pas seulement. En effet, le petit détail qui fait mouche : ces lits mesuraient environs 4 mètre de large sur 3,50 mètres de long. (Sources : Pascal Dibie, Ethnologie de la chambre a coucher)

les repas au XV siècle

Les repas s’organisent au XV siècle comme suit :

La rupture du jeûne nocturne (le disjejunium), se prend entre 6h et 8h selon la saison.

Quand la journée à commencée tôt on peux prendre un encas (le  prime) : un morceau de fromage, un verre de vin (pour égayer le teint pour les dames) vers 10h.

Le repas principal : (le prandium) aussi appelle repas de sixte se prend  entre 11h et 13h, après la moitié du travail.

Et enfin La cena se prend avant le couché du soleil donc selon les saisons entre 16h et 19h.

On mange assis, sur la table il y a du linge (chez les humbles que pour la fête), pour s’essuyer la bouche, la main ou la manche suffisent. Il faut attendre François 1er pour que l’on se torche à la nappe, comme le roi.

Le  couteau est le couvert  polyvalent, la cuillère ne sert que comme louche, sauce et potage sont versés dans l’écuelle où l’on boit directement.

La fourchette (à deux dents) est encore réservée aux riches, elle est alors en métal précieux, le pic a viande est une légende, l’objet représenté sur les gravures n’est en fait qu’un fusil a aiguisé le couteau.

Blanc Manger au poulet

Blanc Manger au poulet

Le lavage des mains se fait avant et après le repas avec l’aquamanile dans le baquet qui sert pour la vaisselle. Les déchets iront aux chiens ou au feu

le campement

Notre campement

retrace un campement militaire d’hiver c’est a dire un campement peu mobile est très équipé, d’un compagnie d’ordonnance.

En effet le campement de campagne serait bien plus léger mais moins confortable pour nous,et moins attractif pour le public.

 

nous disposons de deux type de campement :

le petit avec 4 tentes plus le tarpolin de repas et la querie sur une surface de 350 m²

 

 le grand avec un espace militaire, un espace artisanat, et l’espace de vie.

celui ci compte 7 tentes plus la querie et le tarpolin et nécessite 500 m² de surface au sol