Le Lit Médiéval

le lit médiéval est composé de plusieurs couches:

Le bois de lit est appelé Châlit.

Il correspond à notre « cadre de lit ». Confectionné en bois d’hêtre ou de chêne, son sommier peut être réalisé par un fond de planche (châlit bordé) ou par un fond de cordes ou de nattes entrecroisées (châlit cordé).

Au dessus est posé une paillasse

qui n’est autre qu’un sac rempli de paille ou bien de feuilles sèches.

Sur cette première couche se pose le materas.

En effet, le mot matelas que nous connaissons aujourd’hui, est d’origine arabe. Il est apparut au XIIIe siècle et découle de matrah signifiant « chose jetée à terre »
Le materas est lui garni entièrement de laine ou plus simplement de coton.

Le sur-matelas composé de plumes et plumettes.

Et à mon avis le petit nom qu’on lui donnait à l’époque devrait vous rappeler quelque chose que vous avez également dans vos chambres :  couste, coute,coite … couette » !

On recouvrait le tout d’une toile de lin dit plus couramment linceul.

De nos jours ce terme est plutôt morbide mais dans la mesure ou pendant des siècles on est mort dans son lit, l’histoire du mot est pas difficile à retracer.

Polochon et oreillers existaient également sous la forme de « chevet » épousant la nuque. En revanche le terme « oreiller » semblait plutôt faire référence à des petits sachets de senteur cousus sur la courtepointe pour décorer et surtout conserver une douce odeur de fraîcheur.

Comme vous le voyez, on était habitué à dormir dans un confort moelleux mais pas seulement. En effet, le petit détail qui fait mouche : ces lits mesuraient environs 4 mètre de large sur 3,50 mètres de long. (Sources : Pascal Dibie, Ethnologie de la chambre a coucher)

Archers de la Milice d’Amiens

Les archers de la milice urbaine d’Amiens étaient ainsi équipés et vêtus :

ils devaient représenter à toute revue:

-un arc en bois d’if,

– douze cordes de soie tressée,

– une « trousse » (carquois) garnie de dix huit flèches de frêne,

– une épée,

-une dague,

– une «salade» ou casque rond en fer,

– un bonnet d’étoffe à placer sous le casque,

-un «gorgerin» de métal,

– une cotte à manches ou «brigandine» faite de plaques métalliques,

– un «hoqueton» ou blouse pour couvrir la cotte, en drap épais mi-partie rouge, mi-partie bleue, les couleurs des Armes d’Amiens, d’ailleurs brodées sur le hoqueton,

-un «bracelet» de cuir ou de métal (d’ivoire pour les parades), protégeant le poignet contre la rude retombée de la corde.

source : https://www.cie-arc-amiens.com/en-savoir-plus/les-archers-d-amiens-a-travers-les-siecles-5487#milice